Société ouverte contre populistes : la répression globale a commencé

La version francophone du pouvoir globaliste passe à l’action. Le pouvoir profond profite de la dépression sociale et de la confusion généralisée causée par le confinement politique et maintenant par le cirque autour du port du masque pour arrêter celui qui est en France la figure la plus emblématique et la plus connue de la dissidence politique contemporaine : Alain Soral. Il est clair que la nomination récente du poseur antiraciste Dupond-Moretti (qui voudrait entre autres faire interdire le RN) n’y est pas étrangère, il est là pour faire le ménage et il fera. Si Alain Soral est jeté en prison alors que la racaille agresse et assassine tous les jours impunément dans nos rues, il faudra bien entendu le soutenir et s’organiser en conséquence. Il faut bien garder en tête une chose, le pouvoir illégitime actuel qui a réprimé sans pitié les gilets jaunes va méthodiquement bâillonner (le masque toujours) toutes les voix dissidentes, ici tous les patriotes sont concernés, toutes sensibilités et opinions confondues. D’un côté, ce pouvoir illégitime réprimera les populistes réels (nous, les populistes issus du peuple) et de l’autre il laissera émerger un succédané de souverainisme médiatique autorisé et appuyé sur CNews avec des Zemmour, Onfray, Praud et autres éditorialistes chargés de badigeonner nos visages bâillonnés de leur soupe tiédasse pendant que nous serons tous occupés à survivre économiquement au milieu de la guerre civile rampante et de l’état d’urgence permanent. Il est plus que temps de comprendre qu’il n’y aura pas de retour à la normale post-covid.

Le nettoyage globaliste des médias non-alignés a lieu simultanément pour tous les populistes actifs dans le monde sur internet. Aux États-Unis, qui connaissent actuellement une révolution anti-Trump, même les éditorialistes de Fox News type Tucker Carlson subissent la censure de youtube et des réseaux sociaux. C’est un phénomène et une guerre globale qui nous est faite, récemment les chaînes youtube du site geopolitica.ru et d’Alexandre Douguine ont été suspendues, celle aussi de la chaîne orthodoxe Tsargrad (du nom de Constantinople pour les Orthodoxes russes conservateurs), chaîne qui comptait plus d’1 millions d’abonnés. D’abord vient le nettoyage médiatique, puis vient le nettoyage judiciaire et politique là où les réseaux globalistes ont toute latitude pour opérer comme en France. Nous sommes tous concernés, comme je l’ai déjà souvent expliqué, la « société ouverte » va devoir muter en projet totalitaire afin de juguler les tendances centrifuges et les contradictions internes que génère sa progression au sein des sociétés qu’elle parasite de l’intérieur.
Comme le communisme autrefois, elle va devoir muter en léviathan global afin de lutter contre le retour des léviathans nationaux ou continentaux comme concurrents dans la conduite politique de l’humanité contemporaine. Unipolarité globalitaire contre multipolarité non-alignée : c’est un combat global, un combat total, le combat géosophique de notre temps. Combat qui engage tous les conservateurs authentiques partout dans le monde.

Alors il va falloir se ressaisir pour sortir de l’apathie et de la torpeur de l’esclavage bio-politique qui est en train de se constituer au niveau planétaire.

Il va falloir s’organiser et se coordonner à un niveau national et international, comme ce qui a été commencé au forum de Chisinau en Moldavie par Iurie Rosca. Sans cela, le globalisme politique nous chassera les uns après les autres partout dans le monde et nous écrasera comme des proies dispersées et apeurées sans aucune pitié. Car leur vision du monde est assez claire et sommaire : « ni pardon, ni oubli » comme ils disent.

Alors cessons de tourner en rond comme des esclaves spirituels déprimés et redevenons maître de nos destins et de nos esprits. Comme disaient les stoïciens romains : « Le destin porte l’homme volontaire, il traîne l’homme sans volonté » « Ducunt volentem fata, nolentem trahunt ».

Ca n’est pas comme si nous avions le choix. Comme le rappelait en son temps le politologue Julien Freund : « C’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

Oui même votre jardin, votre BAD … De toute éternité la paix n’existe qu’à l’ombre de l’épée et donc du politique.

Une pensée, une prière même, pour soutenir Alain Soral enfermé injustement par un pouvoir corrompu jusqu’à la moelle et qui nous veut à genoux ou en prison.

Pierre-Antoine Plaquevent – 30 juillet 2020

Discours de Pierre Antoine Plaquevent au troisième Forum de Chisinau (texte et vidéo). Multipolarité et société ouverte : le réalisme géopolitique contre l’utopie cosmopolitique. Pluriversum vs universum.

« Que l’on imagine, dans l’avenir, un État universel englobant l’humanité entière. En théorie, il n’y aurait plus d’armée, mais seulement une police. Si une province ou un parti prenait les armes, l’État unique et planétaire les déclarerait rebelles et les traiterait comme tels. Mais cette guerre civile, épisode de la politique intérieure, paraîtrait rétrospectivement le retour à la politique étrangère au cas où la victoire des rebelles entraînerait la désagrégation de l’État universel. »

Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, Paris, 1962

« Le monde n’est pas une unité politique, il est un pluriversum politique »

Carl Schmitt, La notion du politique

Le messianisme post-politique de la société ouverte et la guerre civile mondiale

George Soros et les globalistes désignent leur projet politique par les termes de « société ouverte ». Pour eux, cette société ouverte constitue bien plus qu’un idéal politique. Il s’agit en fait d’une révolution anthropologique totale qui vise à transformer l’humanité dans son ensemble et à abolir les États-nations historiques qui forment encore le cadre normatif des relations internationales. Pour rejoindre cet objectif, les globalistes usent d’une forme d’ingénierie sociale qui agit sur les sociétés humaines de manière progressive mais continue. Cette méthodologie – qui vise à une transformation furtive et ininterrompue de la société à l’insu des citoyens – a été théorisée en son temps par les pères fondateurs de la cybernétique et du marxisme culturel. Elle est aujourd’hui employée par les réseaux Soros avec une efficacité inédite dans l’histoire contemporaine. Il s’agit d’une conception supra-politique ou métapolitique qui vise à dissoudre progressivement le politique et les prérogatives des Etats-nations au sein d’un « super-Etat » mondial qui viendrait encadrer et piloter la vie de l’humanité toute entière. Une humanité conçue dès lors comme un seul œkoumène planétaire unifié et intégré.

Cette notion de « société ouverte » constitue l’aboutissement radical du processus historique de sécularisation entamé en Occident depuis la Renaissance. Un processus qui a vu se succéder différentes phases : Réforme, Lumières, Saint-simonisme, socialisme utopique, marxisme théorique, communisme des origines et bolchévisme (qui muteront en Stalinisme puis en « Soviétisme ») ; marxisme culturel et freudo-marxisme universitaire après 1945 et enfin libéralisme-libertaire après mai 68. Chaque vague de ce mouvement de sécularisation étant plus radical et plus profond que le précédent. La société ouverte comme projet métapolitique synthétise toutes les phases précédentes de ce processus de sécularisation. Elle opère aussi la jonction entre le freudo-marxisme anti-stalinien et la critique libérale des autoritarismes et de l’historicisme effectuée en son temps par Karl Popper. Aux « historicismes » platonicien, hégélien, marxiste ou fasciste, la société ouverte substitue l’impératif catégorique et téléologique de la convergence de toutes les sociétés humaines vers un « démos » planétaire unique. A une conception géo-politique et historique d’un homme différencié, elle substitue la conception universaliste et cosmopolitique d’une humanité unique et sans-frontières. Le rejet de l’historicisme propre à cette notion de société ouverte développée par Popper et radicalisé par Soros aboutit paradoxalement à un « historicisme de la fin de l’Histoire ». Une fin de l’histoire qui verrait toutes les narrations humaines converger et fusionner dans une unité mondiale du genre humain enfin réalisée. Ici pas de dialectique entre l’Un et le particulier mais bien la fusion et confusion des particularismes dans une unité ubique et planétaire.

Cette notion de Société ouverte recouvre très exactement cet universum qu’évoquait Carl Schmitt dans La notion de politique ; un universum qui en se prétendant universel tend à nier l’existence même du politique qui est par nature « pluriversel ». La société ouverte en tant qu’idéal d’une fin des altérités nationales en vue d’une paix mondiale définitive et utopique (au sens propre) constitue une négation de l’essence du politique selon la définition qu’en donne Carl Schmitt et l’ensemble des penseurs conservateurs. La société ouverte est en fait une cosmopolitique qui a comme horizon d’attente la fin de la géopolitique et la fin du politique.

D’où son recours à l’ingénierie sociale et à la cybernétique afin de contrôler par des moyens post-politiques les masses humaines dénationalisées qu’elle entend gérer. Mais, à mesure que la société ouverte dissout l’ordre normal des relations internationales en le parasitant de l’intérieur via les instances supra-étatiques et transnationales, s’installe alors une forme de guerre civile universelle dont les flammes ne cessent d’éclairer l’actualité. En témoignent les conflits contemporains qui sont de moins en moins des guerres inter-étatiques déclarées mais des conflits asymétriques et hybrides où s’affrontent les « partisans » et les pirates d’une société liquide universelle au sein de théâtres des opérations toujours plus flous, brutaux et non conventionnels. Dans l’esprit mondialiste, ces guerres sont les prolégomènes et le processus nécessaires vers une fin prochaine des antagonismes internationaux

A mesure que progresse le cosmopolitisme et son millénarisme anti-étatique, progresse de concert la guerre civile mondiale. Pour freiner cette tendance inéluctable et de manière similaire au communisme des origines, l’idéal d’une fin de l’Etat et d’une parousie post-politique aboutira de fait au retour d’un arbitraire plus violent que ce qu’aucun Etat n’aura jamais infligé à ses citoyens dans l’Histoire. Si les Etats-nations sont défaits, émergera alors un Léviathan mondial d’une brutalité inédite et sans frein. C’est à un avatar de ce Léviathan libéral que se sont heurtés les gilets jaunes en France cette année. Le Léviathan libéral protège les migrants dont il a besoin comme esclaves et pour dissoudre les nations mais il crève les yeux des français opposés aux conséquences du mondialisme. Le Léviathan macro-merkelien a besoin de plus de migrants pour empêcher les révoltes populaires et pour en faire ses auxiliaires de police contre les patriotes français. Demain, face au risque d’une contagion internationale d’un retour du nationalisme, c’est l’ensemble de l’Occident libéral qui peut se transformer en Léviathan et principalement l’Union-Européenne qui n’acceptera jamais de modifier sa forme fédérale jacobine-globaliste en une confédération d’États-nations souverains mais coopérants. L’essence du mondialisme c’est le populicide, quelle qu’en soit sa forme : sanglante sous le jacobinisme ou le bolchévisme, souriante sous sa forme actuelle. La société ouverte c’est le populicide avec le sourire. Mais un sourire qui va devenir toujours plus nerveux et contracté, à l’image de la face d’Emmanuel Macron face aux gilets jaunes.

La société ouverte et les fractures géopolitiques contemporaines 

Face à ce projet globalitaire d’une société ouverte transnationale, on observe une lutte toujours plus affirmée au sein du monde occidental entre globalistes sorosiens (type Merkel-Macron et autre Trudeau) et une tendance que je qualifierais de néo-occidentaliste (type Trump-Orban-Salvini). Cette ligne de fracture entre globalistes et néo-occidentalistes traverse tout l’Occident et s’avère déterminante quant à l’avenir du système des relations internationales. Irons-nous vers plus d’intégration globaliste ou bien l’anglosphère et ses alliés vont-ils faire bloc pour contrer une alliance stratégique eurasiatique et l’émergence d’un monde post-occidental ?

Pour avoir les mains libres dans la guerre géo-économique qui se joue entre l’empire américain et ses rivaux stratégiques eurasiatiques, il devient urgent pour les néo-occidentalistes de contenir l’influence interne à l’Occident que possèdent les réseaux Soros et à la limite de les laisser agir à l’étranger. C’est-à-dire là où ils peuvent être utiles pour aller chatouiller les géants terrestres que sont la Chine et la Russie sur leurs marches. Comme à Hong-Kong, en Ukraine, en Géorgie, en Arménie et partout ailleurs sur ces verrous-pivots du « Rimland » qui ceinturent l’« Heartland » eurasiatique. Les néo-occidentalistes (qui ne sont pas exactement les néo-conservateurs de l’époque de Bush) convergent parfois avec les sionistes de droite afin de contrer les liens qu’entretiennent les réseaux Soros et la gauche israélienne type Ehud Barak mais ils peuvent aussi diverger comme l’illustre l’éviction plus récente d’un John Bolton. A ces hauteurs du pouvoir politique occidental le vent souffle très fort et change très vite de direction …

L’affaire Epstein fût un bon indicateur de cette friction entre une gauche « sorosienne » globaliste et une droite néo-occidentaliste philo-sioniste. Dès 2015, Trump avait ainsi attaqué Bill Clinton sur sa fréquentation assidue de Jeffrey Epstein et de ses « prestations ». Dès qu’Epstein fût suspecté de détournements de mineures, Donald Trump se rapprocha ainsi de Bradley Edwards, l’avocat des jeunes victimes. Bradley Edwards affirma même que Trump fût le seul « people » à avoir agi de la sorte et que sa collaboration lui fût précieuse.

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