Le Saker Francophone présente « Soros et la société ouverte, métapolitique du globalisme »

Pierre-Antoine Plaquevent anime un portail métapolitique les-non-alignés.fr. Il nous avait déjà contactés pour proposer un article sur Soros il y a 1 an.

Depuis c’est dans un livre qu’il développe son propos déconstruisant cet homme, George Soros, qui derrière sa fondation, l’Open Society, semble de tous les combats de la mondialisation, des révolutions de couleurs, aux marches LGBT et même maintenant derrière les vagues de migrants qui ont fait récemment la une des journaux.

Ce livre est clairement un manuel de contre-insurrection contre ce que l’auteur appelle le « globalitarisme », une volonté palpable d’en finir par la force si nécessaire avec les États-nations, la liquidation de siècles d’histoires, notamment en Europe, avec la promesse d’un avenir radieux sans violence, égalitaire, dans le respect de toutes les minorités.

Dans les milieux souverainistes, Soros est souvent présenté comme l’incarnation du mal, l’Attila de l’identité, de la tradition et de tout ce qui fait qu’un Homme est attaché à sa terre, celle de ses ancêtres.

P-A Plaquevent commence donc habilement par nous présenter Soros, le jeune homme, son histoire, né dans une Hongrie soumise coup sur coup à 2 totalitarismes, ses rencontres plus tard qui vont forger son idéologie et lui donner cet élan qui le fait encore, au seuil de sa mort, être de tous les combats. Si c’est clairement Karl Popper qui va être son mentor et qui va l’aider à structurer sa pensée, cette analyse des racines de la pensée Soros, de son idéologie de la Société ouverte, nous offre une large vue des hommes derrière chaque champ de bataille qui secoue la société européenne lors de cette formidable révolution industrielle, menée tambour battant au 18ème et 19ème siècle.

On y croise les suspects habituels, les Rothschild, Cecil Rhodes et sa Fabien Society, la Société Des Nations ou encore HG Wells et son livre prophétique, le Nouvel Ordre Mondial, « l’édification d’une société ouverte planétaire pilotée par un gouvernement mondial technocratique » et si je peux ajouter et plagier Voltaire, dirigé par « un petit nombre qui fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ».

Mais le message de Soros s’appuie aussi sur une philosophie politique basée sur sa théorie de la réflexivité, le lien entre le présent et le futur, le fait que les perceptions des participants à un système financier ou à une société sont intrinsèquement faussées, comme Heisenberg et son principe d’incertitude en physique. Et l’on comprend en lisant ce livre comment ces réflexions théoriques peuvent servir de bases à des actions politiques, en utilisant le chaos comme mode de gouvernance pour reconfigurer jusqu’à la façon dont pense la population ciblée. C’est d’ailleurs l’un des axes du travail de Lucien Cerise auteur de la post-face de ce livre.

Cette analyse de la Société ouverte est passionnante et amène l’auteur à nous faire réfléchir sur les grands mouvements idéologiques qui secouent nos sociétés depuis si longtemps, le communisme ; le conflit entre Sparte et Athènes ; comment d’après Carl Schmitt, l’impérialisme économique sait se draper d’atours humanistes pour arriver à ses fins.

Ce livre est une mine d’or pour ceux qui cherchent des outils pour défendre, non des sociétés qui seraient fermées par simple opposition dialectique mais des sociétés suffisamment fortes et stables pour n’accepter de chaque modernité qui passe par là que ce qui est vraiment choisi en conscience, en prenant le temps de l’expérimentation à l’échelle des générations.

Je vous laisse découvrir au fil des pages, l’incroyable réseau Soros, ses complicités à haut niveau, dans les universités, les médias, les liens avec le marxisme culturel, ses origines juives. Je finirai par quelques mots sur la naissance de la cybernétique dans les mêmes années qui constitue un outil socio-technique pour décomposer et recomposer le corps social, l’intuition fondatrice de l’ingénierie sociale, où l’homme n’est plus qu’un système auto-régulé, une suite de commandes pour obtenir un comportement global. Vous pouvez utilement regarder ce film cité par l’auteur : Das Netz – La construction des Unabombers en référence à Ted Kaczynsky.

Hervé
Le Saker Francophone
26 mai 2019.

La « société ouverte » de George Soros dévoilée par Pierre-Antoine Plaquevent

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ Le livre que Pierre-Antoine Plaquevent vient de publier aux éditions Le Retour aux Sources, Soros et la société ouverte [1], tombe à point nommé. Le personnage vient en effet d’être nommé « Personnalité de l’année » par le Financial Times. On dénonce souvent en effet l’action des fondations du milliardaire George Soros pour favoriser l’immigration en Europe. Mais la plupart du temps on ne dépasse pas ce constat critique.
Le mérite de Pierre-Antoine Plaquevent est au contraire d’analyser en profondeur les racines intellectuelles et philosophiques de l’action de George Soros.
Son essai, très documenté a d’ailleurs pour sous-titre significatif : « Métapolitique du globalisme ». Il ouvre en effet de très nombreuses perspectives, souvent originales.


La généalogie de l’utopie de la société ouverte

Dépassant largement la simple biographie de George Soros, Pierre-Antoine Plaquevent s’attache en effet à définir la généalogie du concept de « société ouverte » qui constitue la clef de voûte de son action militante.

Il montre que ce thème a été diffusé par Karl Popper, en réaction contre les « totalitarismes » du 20esiècle, que ce dernier plaçait sur le même plan. Il a aussi été repris de Friedrich Hayek et rejoint l’Ecole de Francfort sur la déconstruction nécessaire de la « personnalité autoritaire ».

George Soros décrit ainsi la société ouverte qu’il appelle de ses vœux : « Toutes les relations sont contractuelles… Aucun des liens existants n’est définitif, les rapports entre l’individu et la nation, la famille et ses proches dépendent entièrement de sa propre décision… La structure organique de la société a été désintégrée au point où ses atomes, les individus, flottent sans entraves »[2].

On ne saurait mieux avouer – car les oligarques mondialistes ne cachent nullement leurs projets – que la société ouverte est en réalité une non-société, où tous les obstacles à l’envahissement du monde par le marché ont été détruits et où l’homme, réduit à l’état d’individu-atome, est devenu lui-même une marchandise.

Pour le plus grand profit des firmes mondialisées et de la super classe mondiale. Pierre-Antoine Plaquevent montre d’ailleurs comment George Soros tire  souvent personnellement avantage  des campagnes qu’il organise au nom de « l’ouverture ».

Une utopie négative

Lire la suite de « La « société ouverte » de George Soros dévoilée par Pierre-Antoine Plaquevent »

Quels liens unissent Sébastien Kurz et les réseaux Soros ? | Par Pierre-Antoine Plaquevent

En novembre 2017, le site Geopolitica.ru publiait une enquête inédite sur les liens existants entre l’ECFR – European Council on Foreign Relations et l’Open Society Foundations de George Soros. Le chancelier autrichien Sebastian Kurz étant membre de l’ECFR, il est nécessaire de se pencher sur l’action d’influence que joue l’ECFR auprès de l’Union-Européenne, notamment en ce qui concerne la question migratoire.

Un dossier réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent, journaliste indépendant et auteur des éditions Le retour aux sources (voir en fin d’article). ndlr

Les dernières élections législatives autrichiennes, ont vu la victoire du Parti Populaire Autrichien (ÖVP) avec un peu plus de 31 % des voix devançant ainsi le Parti Social-Démocrate (SPÖ), et le Parti de la Liberté (FPÖ), la formation populiste menée par Heinz-Christian Strache.

Une alliance historique avec la droite nationale autrichienne se profilant à l’horizon : le jeune leader de l’ÖVP, Sebastian Kurz, travaillant actuellement à la création d’une coalition de gouvernement avec le FPÖ. Agé d’à peine 31 ans, le prochain chancelier autrichien a mené tambour battant une campagne axée sur la thématique de l’immigration et de la sécurité. Réussissant ainsi à mobiliser l’électorat de droite dans un contexte européen marqué par la crise migratoire et préparant le terrain pour une alliance stratégique entre conservateurs et populistes.

Une victoire saluée par l’ensemble des forces conservatrices et souverainistes en Europe. Forces qui voient dans cette victoire un rejet par l’Autriche des politiques migratoires catastrophiques menées jusqu’ici par l’Union Européenne. Les analystes de la droite conservatrice française, tel Eric Zemmour1, se félicitant d’une prochaine alliance entre libéraux et conservateurs autrichiens. Alliance illustrant selon eux la formule électorale gagnante que représenterait une « union des droites » contre l’immigration.

Pourtant, certaines informations disponibles sur le jeune leader libéral-conservateur projettent déjà quelques ombres sur le tableau idyllique qu’en dressent la droite conservatrice et les partisans d’une union entre droite libérale et nationaux-populistes.

Lire la suite de « Quels liens unissent Sébastien Kurz et les réseaux Soros ? | Par Pierre-Antoine Plaquevent »

Pierre-Antoine Plaquevent présente son livre, « SOROS et la société ouverte : Métapolitique du globalisme »

Ce livre politique a une spécificité : il ne s’agit ni d’un essai, ni d’un pamphlet mais d’un travail d’enquête et d’analyse qui vise à déconstruire la déconstruction dans son ensemble.

Vous y trouverez ainsi exposé, en plus de la biographie et de l’idéologie de George Soros, l’ensemble de l’action des ONG de la « société ouverte ». Une action qui se déploie dans les domaines de l’immigration de masse, de la dépénalisation de l’usage des drogues, des nouvelles normes sociétales, de l’influence médiatique ou des changements de régimes politiques.

Lire la suite de « Pierre-Antoine Plaquevent présente son livre, « SOROS et la société ouverte : Métapolitique du globalisme » »

Conférence : La société ouverte contre l’Europe et la Moldavie | Par Pierre-Antoine Plaquevent

Voici la vidéo et la version écrite d’une conférence donnée au cours du colloque : « L’Europe, une civilisation politique ? La politique pour éviter la guerre ». Colloque organisé par les éditions « BIOS » en partenariat avec les éditions « Le retour aux sources » en mars 2018. J’y intervenais aux côtés de Robert Steuckers, Tomislav Sunic, Alessandro Sansoni et Laurent Hocq. ERTV couvrait l’événement. 


Au cours de cette conférence j’ai rappelé l’importance (déjà évoquée début 2018) des rencontres non-alignées de Chișinău ainsi que la place de la Moldavie dans le contexte géopolitique actuel. J’ai ensuite développé les différentes technologies politiques employées afin de déstabiliser puis de recomposer les équilibres des régions convoitées par le globalisme. En fin de conférence j’ai évoqué quelques pistes qui pourraient nous permettre de concevoir nos propres outils de cyberpolitique ; ceci afin de contrer l’ingénierie métapolitique qui est employée contre les populations par les forces de la société ouverte. 

Je profite de l’occasion pour signaler à nos lecteurs, la parution d’un livre sur ces thématiques aux éditions du Retour aux sources. Il s’agit d’une étude approfondie que j’ai réalisée durant les derniers mois sur la méthodologie et l’idéologie des réseaux Soros et plus largement sur la notion de « société ouverte ». La société ouverte comme projet métapolitique de transformation et d’ingénierie social furtif ; un projet qui se rattache à un courant d’idées et de pratiques politiques qui modèlent et traversent toute l’histoire contemporaine. Ce premier livre politique se veut à la fois un travail d’investigation autant qu’un exposé de la philosophie politique du globalisme. 

– Pierre-Antoine Plaquevent.

Lire la suite de « Conférence : La société ouverte contre l’Europe et la Moldavie | Par Pierre-Antoine Plaquevent »